Zanzibar, aux couleurs de l’Océan Indien

[25.08.2018 – 04.09.2018]

Quelle épopée de venir jusqu’ici… au final, en y regardant de plus près, on traverse quasiment la moitié du globe pour rejoindre ce nouveau continent: l’Afrique. Notre porte d’entrée sera Dar Es Salaam et nous prévoyons de passer au moins un mois en Tanzanie.

L’arrivée en ville en plein milieu de la nuit n’est pas ce qu’il y a de plus agréable. Mais finalement, nous arrivons enfin à notre hôtel, le MRC, situé un peu en dehors des quartiers touristiques de la ville. Il y a un supermarché à proximité, des vendeurs de fruits et un arrêt de bus pas trop loin pour aller au centre. Ici on est au calme et on se réveille au rythme des appels des muezzins, vers 5h du matin. On se remet doucement de notre super décalage horaire (+ 10 heures !!!) et dimanche nous allons explorer la ville, notamment le marché au poisson et la terrasse de l’hôtel golden tulip. Ça, c’est grâce à Tobias, un allemand rencontré à l’auberge qui nous emmène voir ce beau point de vue sur la ville.

Jerome et lui iront en ville le lendemain, découvrir des rues plus animées que dimanche et visiter un autre marché. Ils seront un peu déçus, la zone principale étant blindée non pas de fruits et légumes, mais d’engrais et de pesticides. Super!

Pendant ce temps là, ce qui devait arriver arriva. Après un an en tour du monde sans vraiment être tombée malade, les 40 heures de trajet sans sommeil et dans des espaces confinés d’avion et d’aéroport ont été sans appel. Grosse angine cadeau à mon arrivée en Tanzanie!! Une journée de repos complet pour moi et puis c’est parti direction l’île de Zanzibar. Notre ami Tobias nous accompagnera pour cette traversée en ferry. Nous quittons Dar Es Salaam pour accoster à Stonetown.

Cette ville magnifique, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO vaut la peine d’être visitée en compagnie d’un guide. Le notre, surnommé Rasta (Benjamin de son vrai nom), n’est pas un guide officiel mais connaît le sujet comme sa poche. Il nous fait revivre le passé obscure de la ville, où se trouvait l’un des marchés aux esclaves les plus importants de l’Afrique de l’Est. A l’époque l’île était aux mains du sultanat d’Oman, qui exploitait également les esclaves sur l’archipel notamment pour la culture des clous de girofle et autres épices. Au moment de l’abolition de l’esclavage, beaucoup de personnes qui avaient été enlevées à leur terres parfois très lointaines, n’ont eu d’autre choix que de rester sur place. Ce qui explique le métissage des cultures, une population quasiment totalement musulmane et au final l’Histoire donne à Zanzibar une identité unique dans la région. Ce métissage se retrouve également dans le style des portes en bois sculpté de Stonetown, mondialement connues et qui donnent un charme fou à cette ville.

Après Stonetown, nous avons envie de voir la mer. Nous devons prendre deux dalla dallas (bus locaux) pour nous rendre à Jambiani, petit village sur la côte sud est. Ça secoue, on est serrés comme des sardines, mais c’est plus sympa que le taxi et le prix est imbattable. Pour moins de 3$ nous traversons l’île!Nous allons chez Mau, qui reçoit des gens dans sa maison au cœur du village. Sans le savoir, nous allons passer nos plus beaux jours sur l’île!

Le village en lui même est joli et l’atmosphère y est très détendue. Après quelques minutes de marche nous arrivons sur une plage incroyable. La couleur dingue du lagon, le sable blanc plein de coquillages, les femmes qui récoltent les algues et les hommes qui réparent leurs dhows, ces voiliers traditionnels…. tout y est pour que nous passions des heures à flâner sur la plage.

Avec le capitaine Colombo, un ami de Mau, nous ferons deux sorties en dhow. On adore!! Voguer sur le lagon c’est un plaisir en soi. Mais nous ferons également une petite sortie snorkeling, à observer notamment de superbes étoiles de mer. Pour la seconde sortie, on part en fin d’après-midi pour une session de pêche traditionnelle du « thassi ». On pêchera ce poisson pendant deux heures, sous un magnifique coucher de soleil qu’on ne peut normalement pas voir de ce côté de l’ile… c’est magnifique! Et grâce à un appât très efficace (du cœur de poulpe séché), nous réussirons à attraper notre repas du soir.

Car oui, une fois de retour chez Mau, il s’empresse de nous préparer deux de nos poissons chacun. Trop trop bon!!!! Il faut l’avouer, à Zanzibar, on se régale. En plus chez Mau on a droit à des petits déjeuners de luxe tous les matins: fruits frais, pains maison, avocat ou encore smoothie à tomber par terre… dites, on peut rester encore un peu?!

Mais nous souhaitons découvrir un autre village avant de quitter zanzibar. Nous avons choisi Matemwe, plus dans le nord. On reprend des dallas dallas et on doit repasser par Stonetown. Là on aperçoit le même mec qui essaye d’arnaquer les Mzungus fraîchement débarqués. Qui sont les Mzungus? C’est nous! Les blancs becs quoi 🙂 On le remballe gentiment et on poursuit notre route vers le nord. Une fois arrivés, on constate que la météo est un peu moins bonne que dans le sud. La plage est un peu moins belle aussi et l’accueil, sans être mauvais, un peu moins chaleureux. Bref, on a tellement adoré nos 3 jours à Jambiani qu’on a du mal à adopter Matemwe. De plus, ici, on voit encore plus le choc des cultures. D’un côté nous avons des immenses resorts à des centaines de dollars la nuit, de l’autre un village dans lequel les femmes vont chercher l’eau au puits ou à la pompe. A l’hôtel où nous resterons 2 nuits, on rencontre des belges qui sont là depuis 3 jours. Du coup on leur demande où il y a le magasin le plus proche au village pour acheter de l’eau, car à l’hôtel c’est 3 fois le prix normal. Elles nous regardent d’un air étonné en nous disant qu’elles ne sont pas allées au village, seulement le long de la plage. Et ça, c’est courant. Beaucoup de touristes viennent ici, sont récupérés à l’aéroport par le taxi de l’hôtel, sont déposés à l’hôtel en bord de plage, restent sur le périmètre autour de l’hôtel mais côté plage, puis repartent. On a un peu du mal à comprendre l’intérêt à venir jusqu’ici pour ne rester que dans un resort. Après c’est sur qu’on est beaucoup sollicités quand on se ballade, ça fait partie du jeu. Mais à Zanzibar c’est franchement pas méchant, les gars sont cools et essayent juste de faire le business avec le touriste.

On ira quand même faire une sortie de snorkeling très sympa, autour d’une île paradisiaque où on a interdiction d’accoster. Attention où tu mets les pieds, ici la nuit coûte 2000$, alors je sais pas combien coûte l’amende si on ne respecte pas la règle…

Pour conclure, on a beaucoup aimé Zanzibar et on a eu de la chance de pouvoir la découvrir à notre rythme, de manière authentique et on recommande à tous ceux qui souhaiteraient s’y rendre de faire un (grand) tour par Jambiani.

Marielle & Jérôme

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