En route vers la Cité Perdue

[23.05.18 – 03.06.18]

Nous choisissons un moyen plutôt original et encore non testé pour entrer en Colombie: le bateau. Nous quittons Iquitos à bord d’un bateau rapide. Enfin rapide, le trajet mettra quand même près de 12 heures… Mais qui voyons nous embarquer ce jour-là, à 5 heures du matin? Juan Carlos et Paola, qui vont eux aussi passer quelques jours à Leticia. L’occasion de discuter encore un peu, en profitant de cette vue dont on ne se lasse pas: les berges verdoyantes du fleuve Amazone.

Après un passage de frontière sans soucis, nous arrivons à Leticia. Que c’est différent d’Iquitos!! Tout a l’air plus carré, plus propre, plus petit aussi. On peut tout faire à pied sans soucis, c’est même plutôt agréable de se déplacer dans cette ville. L’endroit est totalement sûr, nous a-t-on dit. On comprend vite pourquoi en marchant jusqu’à notre hostel. Il y a la marine militaire, puis les gendarmes, puis la police, puis une autre caserne militaire… On pourra donc se balader dans la ville de nuit sans aucune arrière pensée pour aller déguster… une pizza !!! Super bonne! J’ai remarqué que souvent, en arrivant dans un nouveau pays, après un long voyage et des passages de frontière, on se retrouve à manger un repas très « européen ». Du genre pizza, un plat de pates ou un bon burger frites. Je l’appellerai, le craquage d’entrée. Après, on redevient sages et on mange du local, si possible du pas cher donc souvent, dans la rue.

Que trouve-t-on dans les rues amazoniennes de Leticia? Il y a des petites crêpes au fromage appelées arepas. Certaines sont bof, mais certaines poussent le vice jusqu’à être fourrées au fromage, en plus d’en avoir une petite poignée sur le dessus. Trop bon! Mais au bout de deux crêpes on est calés. Nous avons testé d’autres petites choses, des grillades notamment, mais rien d’exceptionnel. Heureusement, quand nous irons dans le petit village de Puerto Nariño, on nous recommandera une superbe adresse pour manger du bon poisson à midi: chez Doña Eva. Pas cher, bien cuisiné, ça fait plaisir de manger du poisson amazonien, notamment le poisson chat. Miam!

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Leticia c’est sympa, mais on ne se sent pas tant en Amazonie que ça. Nous avons donc passé plusieurs nuits dans un petit village, à quelques heures de navigation de la ville. D’ailleurs, on a bien falli ne jamais arriver, puisqu’un des moteurs du bateau est tombé en panne, nous laissant dériver quelques instants sur le fleuve. Si vous allez à Puerto Nariño et que vous parlez un peu d’espagnol, il faut absolument vous rendre dans leur petit musée. Les représentations des différents animaux que l’on trouve dans la jungle et surtout dans le fleuve y sont bien mises en scène. Mais c’est surtout pour le talent de conteuse de la guide sur place qu’il faut s’y attarder. Vous pourrez y entendre des légendes Tikuna racontées avec passion et émotion. Dans le village, il y a également une tour d’observation, très agréable pour aller observer un beau coucher de soleil sur la selva.

Nous ferons une excursion au fameux Lago Tarapoto. Que c’est paisible par ici!! Et nous aurons la chance d’apercevoir plein de paresseux qui se déplacent avec dextérité du haut de leurs arbres. On est contents, on ne pensait plus en voir avant de quitter l’Amazonie! Après une baignade bien rafraichissante dans le lac, retour au village. En rentrant, on apercevra plusieurs dauphins gris et roses qui peuplent les cours d’eau de la région. Aujourd’hui, il y a un peu d’effervescence, ce sont les élections présidentielles. Du coup tous les habitants du village et des alentours sont là, à discuter, flaner ou manger des bonnes grillades. Mais pas d’apéro! Le weekend des élections, il est interdit de vendre de l’alcool. Et ça avait l’air d’être plutôt bien respecté. On ne s’étonne plus de voir tous ces militaires, plus nombreux que d’habitude à l’occasion de ce premier tour.

 

Puerto Nariño est une destination agréable pour se poser quelques jours. Les activités ne manquent pas et ça fait du bien d’être au calme. Un peu en dehors de la ville, il y a une sorte de parc dans lequel on peut voir un caiman et un paiche (appelé pirarucu ici), ce poisson géant. Et il est vraiment impressionnant!! Il ne faut pas oublier de mettre les bottes pour y aller, on est encore officiellement en saison des pluies. Attention la gadoue!! Et au pire ça protège aussi des morsures de serpent, pas plus mal.

En Amazonie nous aurons mangé une quantité impressionnante de fruits, certains dont nous ne pourrions même pas retrouver le nom. D’ailleurs, on s’est amusés un soir à se les remémorer tous, depuis le début du voyage. Voici ce dont nous nous sommes souvenus (avec le pays où nous en avons mangé):

  • Abricots du Ladakh (Inde)
  • Chirimoya (Népal, Bolivie, Pérou)
  • Sorte de goyave (Népal)
  • Dragon fruit (Malaisie)
  • Rambutan (Malaisie)
  • Durian (Malaisie, Thaïlande)
  • Jackfruit (Malaisie, Thaïlande)
  • Maracuya (Paraguay)
  • Papaye (partout autour de l’Équateur)
  • Tumbo, cousin du fruit de la passion (Bolivie)
  • Pacay (Bolivie), sorte de haricot sucré
  • Oranges et mandarines (Bolivie)
  • Aquage (Amazonie), fruit phare en amazonie péruvienne
  • Guanabana (Pérou)
  • Açaï (Amazonie) teeeeeellement bon!!
  • Melon (Mexique)
  • Sapote (Colombie)
  • Fruit de la jungle (Pérou)
  • Autre fruit de la jungle, avec un petit goût de caramel (Pérou)
  • Figue de la jungle (Laos)
  • Pomelo de la jungle (Laos)
  • Tamarin (Laos)
  • Letchi (Nouvelle-Calédonie)
  • Baie de Cafayate (Patagonie)
  • Framboises sauvages (Canada)
  • On a dû en oublier pas mal!
  • Et les classiques cocos, ananas, avocats, mangues, bananes dont nous nous sommes délectés tout au long du voyage, sans restriction! Et, en Nouvelle-Zélande ou au Canada, on peut rajouter fraises, framboises, cerises, pêches, abricots, myrtilles… mais ça, c’est moins exotique pour les européens !

Après cette parenthèse fruitée, il est temps de quitter notre douce Amazonie pour rejoindre une autre Colombie.

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Direction Bogota! Vous le savez, les grandes villes, ce n’est pas tellement notre tasse de thé. Ni le plus facile pour respecter un budget serré. Tellement de tentations! Et bien Bogota sera parfaite pour cela. Nous avons choisi un hostel bien placé, dans la Candeleria. Autour, il y a plein de musées qui sont intéressants ET gratuits. Que demander de plus? Nous irons également voir le fameux musée de l’or qui vaut la peine de s’y attarder. Nous en apprendrons plus sur l’histoire du pays, ancienne ou actuelle, grâce à un excellent « walking tour » guidé par le passionnant Santiago. Chapeau à lui! Parfois dans les villes vous voyez ces gens qui attendent avec de grands parapluies qui portent des inscriptions du genre « free walking tour » ou « free city tour », etc. Ces tours ne sont pas vraiment gratuits, mais fonctionnent sur le principe du pourboire à la fin. La qualité varie énormément, mais ça peut être excellent! Essayez, vous verrez bien!

La cuisine que l’on découvre à Bogota est lourde, beaucoup plus riche qu’en Amazonie. Ça donne le ton pour le restant de ce voyage en Colombie, d’ailleurs il est temps de quitter Bogota en bus pour aller dans un coin charmant. Les villes de Villa de Leyva et Barichara sont magnifiques, avec leurs murs blancs et les montagnes verdoyantes qui les entourent. Anecdote marrante: Jérôme s’est fait accoster par la police touristique et a été filmé en disant en espagnol qu’il était content de visiter la ville et de rencontrer la police touristique. Quelque chose comme ça. C’était un beau moment pour moi! Dans ce coin de Colombie, nous ferons du vélo, des randonnées et même une visite de vignoble. Le tout agrémenté de siestes en hamac, de glaces artisanales et de chocolat chaud incroyable. Vides en semaine, ces villes se remplissent le weekend et il est alors temps pour nous d’aller vers notre prochaine étape: la côte caribéenne et la ville de Santa Marta.

De là, nous partons faire un trek de 4 jours dans les montagnes alentours pour aller à la découverte de la Ciudad Perdida. Nous nous sommes lancés, avec l’agence Magic Tours et nous n’avons pas eu de regrets. C’était fantastique! Le guide Pedro et la traductrice Cristina ont été vraiment excellents, très à l’écoute et nous ont raconté des histoires jusque tard dans la nuit (à l’échelle de la jungle hein). L’histoire de la Colombie est complexe et également très récente. C’est donc parfois difficile de faire la part des choses. Mais grâce à eux, ainsi qu’à notre guide de Bogota, nous comprenons surtout que, au milieu des narcotrafiquants, des paramilitaires ou des militaires, c’est toujours la population qui subit. Les paysans, arrivés dans la Sierra Nevada au 19ème siècle, ont chassé les peuples indigènes pour pouvoir s’installer et cultiver la terre. Puis, peu à peu, ils ont été obligés de troquer les cultures traditionnelles par des cultures de cannabis dans un premier temps, puis de coca quand il s’est avéré que le trafic de celle-ci était plus lucratif. Tout cela pour alimenter les USA et l’Europe de drogues et remplir les poches de certains narcotrafiquants hauts placés.

Le trek est bien organisé et nous avons été soignés tout du long: repas bien copieux avec poisson, viande ou petits légumes, baignades en rivières après une longue journée sous un soleil de plomb, douches tous les soirs ou encore lit avec matelas et moustiquaire. Parfait! Ils poussaient le vice jusqu’à nous servir des pastèques bien fraiches pendant les pauses, pendant qu’ils nous racontaient un peu plus l’histoire de ces montagnes.

Le deuxième jour, nous passons à côté d’un village indigène qui sert de lieu de rassemblement. Les communautés sont dispersées dans plusieurs vallées de la montagne et se retrouvent régulièrement ici pour y prendre des décisions. Les maisons sont simples, à même la terre, qui représente la côte maritime. Des murs de glaise s’élèvent, représentant la forêt tropicale humide. Puis un toit de palmier couvre l’ensemble, représentant la partie supérieure des montagnes de la Sierra Nevada de Santa Marta. Enfin, deux éperons de bois émergent du toit, représentant les deux sommets couverts de glaciers de la Sierra Nevada à 5600 – 5800 mètres d’altitude. Et oui, il y a des montagnes aussi grandes!! La Sierra Nevada de Santa Marta est assez unique. Dans le monde, c’est le massif montagneux avec des sommets au-delà de 5000 mètres le plus proches des côtes. Les paysages de la régions sont tout bonnement saisissants. De quoi nous donner envie de revenir pour aller vers ces hauts sommets… Mais comme ils sont sacrés, ce doit être assez compliqué…

Début juin, on n’était pas encore en haute saison, donc il n’y avait pas foule ni dans les refuges ni sur le trek. Ce qui a fait la différence quand nous avons enfin atteint la cité perdue… Après deux jours de marche au milieu de ces terres qui étaient pleines de plantation de coca il y a 15 ans de cela, nous nous réveillons au pied de la dernière montée: 1200 marches à gravir. Nous traversons une petite rivière, juste avant de nous attaquer à ce nombre étourdissant de marches. Au final, le chemin est tellement beau, avec cet escalier datant de plus de 1000 ans et nous arrivons vite en haut, dans la Cité Perdue. C’est magnifique! Il y a des militaires là-haut, mais on n’y prête plus trop attention. Il y en a partout en Colombie! Mais ils sont ici depuis qu’un groupe de touristes a été pris en otage, il y a plusieurs années de cela.

La Ciudad Perdida nous laisse sans voix, de par son cadre saisissant, une épaisses et mystérieuse forêt tropicale, par sa taille imposante, ainsi que de par son histoire. Cette cité fut construite par la civilisation des Taironas, entre 700 et 900 après JC. Longtemps gardée secrète, cette cité a dû abriter entre 2000 et 8000 habitants et était un des pôles politiques et économiques majeurs de la région à cette époque. Les Taironas maitrisaient l’artisanat, comme la poterie, la sculpture ou le travail de l’or. La cité regorgeait donc de ce métal, utilisé pour les ornements, les bijoux quotidiens ou les offrandes. Lorsqu’une personne décédait, ses biens (poterie, bijoux, etc.) étaient enterrés avec lui, au milieu de sa maison, où se trouvait traditionnellement le feu. Ensuite, on recouvrait le sol avec de la terre et cela permettait à une nouvelle famille de s’installer dans une nouvelle maison, en lieu et place de l’ancienne. Puis, au décès du propriétaire, ils recommençaient. C’est pourquoi on retrouve ces formes de plateau entourés de pierres dans toute la cité. Ce sont les vestiges de ces maisons, dont le sol était donc rempli d’or et de joyaux, appartenant aux différents défunts.

Vers 1600, les indigènes quittèrent les lieux sous la menace des espagnols, tout proches, à Santa Marta. La cité demeura silencieuse jusqu’en 1973, lorsqu’un paysan du coin suivit les escaliers de la rivière jusqu’à la cité. Il ne tarda pas à trouver l’or enfoui dans le sol et se mit donc à piller les différentes tombes. Il devint rapidement riche en vendant son or à Santa Marta, mais sa langue se délia un soir un peu trop arrosé, lorsqu’il livra ses secrets… Bientôt, des dizaines de familles arrivent à la cité et se mettent à leur tour à piller l’endroit. Le paysan, devant un tel constat, en informe les autorités. L’armée mit fin au saccage, mais la cité et ses trésors étaient déjà fortement endommagés.

Un hélicoptère fut envoyé sur place et le pilote, lorsqu’on lui demanda le nom de sa destination, répondit « à une cité perdue ». Le nom est resté jusqu’à aujourd’hui, ce qui a toujours rajouté du mystère à l’endroit… La cité fut reconstruite sous l’impulsion du gouvernement et c’est le paysan qui dirigea les travaux, étant le seul vivant à avoir vu la cité intacte de ses propres yeux. Ce même paysan devint également le premier guide à amener des touristes à la Ciudad Perdida. Ce devait être autre chose à l’époque, même la route empruntée était différente. Une sacrée aventure! On se sent chanceux et heureux de se trouver là. Le temps de nous conter l’histoire du site, la cité s’est vidée et nous sommes le dernier groupe restant. Même les militaires sont partis dans leur caserne, puisque l’hélicoptère qu’ils attendait ne passera pas. Nous avons la Cité Perdue pour nous, dans le silence et la contemplation. Je ne sais pas pourquoi ces endroits nous font cet effet, mais nous ressentons l’endroit autant que nous le voyons. Bientôt, il est temps de redescendre et de reprendre le chemin du retour.

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Le dernier soir, nous trinquons à ce voyage et écoutons une dernière fois les récits de Pedro et Cristina. Ils nous en apprennent un peu plus sur la culture des communautés indigènes et répondent gentiment à toutes nos questions. Il y a quatre communautés indigènes qui habitent la Sierra Nevada: les Arhuacas, les Wiwas, les Kogis et les Kankuamo. Pour ces peuples, « l’équilibre est établi en faisant des offrandes aux sites sacrés pour rendre à la terre ce qui lui a été prélevé » (Survival International). Par exemple, après un accouchement, le placenta est offert à la terre, à qui on redonne le véhicule de la vie. Lorsque la voix des garçons change, ceux-ci deviennent des hommes au regard de la communauté et reçoivent un sac en bandoulière contenant de la coca et de la poudre de coquillage précieusement gardée dans une gourde, appelée Poporo. Une tige permet de prélever la poudre dans la calebasse, d’en mettre dans la bouche où la coca est machée et la tige est ensuite nettoyée en la frottant sur le haut de la calebasse. C’est pour ça qu’il y a comme un enduit présent sur le haut de la gourde, plus ou moins épais selon l’âge de son propriétaire. Nous pourrions continuer à discuter toute la nuit, mais une grosse journée nous attend le lendemain et il est temps de retrouver nos lits.

Nous sommes bien fatigués après ce trek, bien plus éprouvant que ce à quoi on s’attendait. Et pourtant, on ne portait pas grand chose… Nous récupérons nos gros sacs à dos et partons en direction du Parc Tayrona. Nous devons donc, le dernier jour du trek, nous remotiver et marcher une heure (interminable) pour atteindre notre but: un camping au bord de la plage. Ce parc est vraiment beau et nous nous reposons bien comme il faut, avec baignade dans la mer des Caraïbes et bronzette sur la plage.

Par contre, comme nous gérons trop bien le timing, on se retrouve là en plein weekend et c’est donc surpeuplé et peu reposant, avec des Colombiens super chauds qui se regardent la coupe du monde 2014, avant le coup d’envoi de la coupe du monde 2018!! Car oui, bientôt c’est le début de la compétition à laquelle participe la Colombie. Et comme on le verra par la suite, c’est impressionnant. Le temps s’arrête le temps d’un match quand l’équipe nationale joue. Quand nous rentrerons à Bogota, un matin, à l’heure des traditionnels embouteillages qui congestionnent toute la ville, nous trouverons des rues désertes et mettrons 20 minutes à rejoindre l’auberge en taxi plutôt que 1h20… Pourquoi? Et bien parce que la Colombie joue et qu’avec le décalage horaire, le match est à 8h du matin… Dans ce pays, on ne déconne pas avec la coupe du monde. Tous les bars, les restaurants, les gares routières, les boutiques et les coins de rue sont équipés de télés sur lesquelles sont retransmis absolument tous les matchs. Enfin ça, c’était avant que la Colombie ne soit éliminée, on ne sait pas comment c’était par la suite.

Nous quittons les plages du parc Tayrona pour nous diriger vers Cartagena. Une ville coloniale très bien préservée, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Il suffit de flaner dans les rues, d’apprécier les bâtisses colorées et les remparts en bord de mer pour passer une belle journée. Bon, d’accord, et de déguster une bonne glace artisanale, encore une fois! Mais il fait tellement chaud…

Après s’être imprégnés de cette ambiance caribéenne pendant quelques jours, on décide de terminer notre voyage colombien dans la fraicheur d’une autre chaine de montagne, proche de Bogota: le Parque de Los Nevados. Le trajet en bus étant très long, nous ferons une halte à Medellin, connue pour être l’ancien fief de Pablo Escobar, le tristement célèbre narcotrafiquant. Il n’y a pas si longtemps que ça… Comme nous avons moins de 24 heures sur place et qu’on souhaite quand même avoir un petit aperçu de la ville, on rejoint un walking tour à la Communa 13. On ne connait rien de l’endroit et on se motive à traverser la ville en métro, malgré la fatigue due à une nuit en bus. Encore une fois, pas de regrets! Notre guide, habitante du coin, nous raconte l’évolution récente de sa commune, qui était une zone de non droit il y a encore quelques années et où même l’armée ne mettait pas les pieds. Aujourd’hui, les couleurs éclatantes des arts muraux et une vie de quartier tranquille ont remplacé la violence et les scènes de guerre d’autrefois.

Enfin, après un énième trajet interminable en bus, nous arrivons au petit village de Salento. Nous sommes tout de suite sous le charme, notamment grâce à notre hostel, ultra basique mais un peu dans les hauteurs et qui nous permet de déguster de bons cafés sur la terrasse, avec une vue sur le village et les montagnes alentours. Salento peut être très touristique, surtout le weekend. Mais c’est aussi très paisible et facile de faire de petites balades alentours, pour aller découvrir les productions de café.

C’est surtout un bon point d’accès pour aller visiter la fameuse Valle de Cocora, où l’on trouve un palmier à cire endémique et qui peut atteindre les 60 mètres de hauteur. Tellement photogénique!!

Après avoir passé près d’un mois en Colombie, assis au pied d’un de ces palmiers, nous mesurons toute la richesse et la diversité des paysages et de la culture de ce pays. Depuis l’Amazonie, jusqu’à la côte caribéenne, en passant par différentes chaines de montagnes habitées ou non, il y en a pour tous les goûts.

Ce pays, à l’image du continent sud américain, nous aura véritablement fait voyager, littéralement et spirituellement. Est-il vraiment temps de partir? Un avion nous attend à Bogota pour nous emmener dans une ambiance radicalement différente. Mais heureusement, on pourra continuer à utiliser nos talents de polyglottes, puisque nous embarquons en direction du Mexique!!! Vamos a Cancun!!

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Marielle & Jérôme

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