Deux îles, deux ambiances: Nouvelle-Zélande (partie 2)

[12.01.2018 – 22.02.2018]

Nous quittons l’ile du Nord à bord d’un ferry au départ de Wellington. Nous avons l’impression d’être dans un épisode de la croisière s’amuse : plusieurs étages, des restaurants, des bars, des salles de relaxation… Heureusement, depuis le pont, nous voyons les paysages défiler et la majestueuse ile du Sud approcher.

A peine arrivés, nous filons vers les Nelson Lakes, afin d’y faire un trek de 3 jours dans un décor très alpin. Que c’est bon de retrouver la montagne ! La météo est avec nous et le soleil radieux nous permettra de nous baigner chaque jour dans les lacs rafraichissants (voire, rivière très, très rafraichissante). Un pur bonheur… Ah oui, et aussi une petite attaque de sandflies qui nous obligera à nous refugier dans la tente un soir. Petites mais tellement coriaces…

Après avoir rejoint notre bolide en stop, nous repartons en direction de Christchurch. En route, nous ferons une halte vers le pass de St James où nous ferons une petite randonnée, toujours sous un ciel radieux, toujours avec des vues incroyables.

Nous nous arrêterons à peine à Christchurch, le temps de faire un échange de voiture et de repartir vers le Arthur Pass. En effet, il semble qu’une grosse perturbation arrive et on espère faire la randonnée d’avalanche Peak le lendemain. On aura juste le temps de faire la rando de Temple Basin par un temps superbe. Le lendemain, malgré un réveil très matinal, le mauvais temps nous rattrape et, après une courte rando, nous partons nous réfugier à Greymouth, le temps d’essuyer la tempête. Nous profitons de cet arrêt forcé pour reprendre des forces dans une auberge de jeunesse, après plusieurs semaines passées sous la tente. L’occasion pour Jérôme de mettre à disposition ses talents de Chef en nous concoctant une pizza qui restera gravée dans nos mémoires!

Nous reprenons la route vers le Sud, pour apprendre que la tempête a provoqué de sérieux dégâts, dont des glissements de terrain qui rendent la route impraticable pour une durée indéterminée. C’est reparti en sens inverse, tant pis pour la côte ouest qui décidément ne veut pas de nous. Une fenêtre météo semble se dessiner vers le Mount Cook demain. On avale les kilomètres et on arrive enfin au pied d’un incroyable glacier à moitié caché par les nuages. Pourvu qu’il se découvre demain… A l’aube, nous attaquons la randonnée de la Mueller Hut : plus de 2000 marches à gravir. Ce matin, c’est brouillard, froid, pluie, neige et gros doute quant à nos choix de destinations… Après avoir patienté plus d’une heure à la cabane, on se résout à redescendre, un peu fatigués et déçus. Quand soudain le miracle se produit : le temps se lève et nous dévoile des vues splendides sur les sommets et les glaciers environnants. Que c’est beau toute cette roche, toute cette glace, toute cette nature !

Les jours suivants nous poursuivrons notre route tranquillement vers le sud en enchainant les randonnées, dont le Roy’s Peak et le Ben Lomond près de Queenstown. Pour cette dernière, une météo idéale nous permettra même de prendre le temps d’un pic nic royal avec une vue à 360.

En route (cette fois le blog porte bien son nom), c’est reparti en direction du Sud. Pendant ce séjour en Nouvelle Zélande, nous en avons profité pour faire quelques dégustations de vin. Dans la région de Bannockburn, il paraît que le pinot noir est excellent. Ni une, ni deux, c’est parti pour une petite vérification. Autant vous le dire tout de suite, nous avons été assez déçus par la qualité des vins en Nouvelle-Zélande. Et là, on peut dire qu’on a été franchement déçus. L’endroit est magnifique, avec des ambiances de western et des vignes perchées sur leurs collines arides. Mais les vins… soit pas bons, soit hors de prix. Genre 30€ ou 40€ pour un vin pas trop mal. Mais ça peut aussi être le même prix pour un vin pas très bon. Par contre, c’est la toute première fois que j’ai pu goûter à un vin aux notes de salade de riz au thon. Si si, je vous assure!! Assez unique, mais à 30€ la bouteille, on a passé notre chemin et on s’est contentés d’une bonne eau fraîche au camping.

Après toutes ces aventures, nous arrivons dans le Fjordland où nous prendrons notre temps. Évidemment, on fera une excursion en bateau au Milford Sound où, encore une fois, une météo splendide nous permet de profiter de la balade et même de voir des dauphins (et bébés dauphin!). Ce jour-là, on en prendra plein les yeux et on fera une des plus belles randos de l’île du sud: le Gertrude Saddle. La rando en elle-même est agréable, avec un peu de grimpette dans les rochers et le panorama est incroyable.

Le soir, nous replantons la tente au milieu d’une foule de campervans. En fait, pour ceux qui pensent que la Nouvelle-Zélande est hors de prix, au final on peut très bien s’en sortir en ayant une petite voiture qui ne consomme pas beaucoup et une tente à planter dans des campings payants, gratuits ou sauvages. Et en cuisinant soi-même sa popote évidemment 🙂

Le Sud nous offrira également notre premier (et unique) great walk du voyage. Les great walks, ce sont des grandes randonnées qui sont généralement sur quelques jours, souvent équipées de huttes ou campings et qu’il faut généralement réserver bien à l’avance. On a réussi à réserver des places dans les campings du Kepler, notamment parce que ça oblige à doubler une étape et donc faire une grosse (mais belle!!) journée.

On a eu de tout pendant ce trek, dont notre unique demi journée de rando sous la pluie. Encore une fois, on a malgré tout eu beaucoup de chance avec la météo. Je continue à le penser, Jérôme porte vraiment bonheur en voyage de ce côté là. En effet, une fois arrivés sur la crête, les nuages se lèvent et on peut profiter pleinement du panorama. C’est vrai que c’est beau. Par contre, que c’est long le retour par la forêt interminable…

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Après toutes ces aventures, toutes ces randos, on décide d’aller tout au sud et de visiter la côte en remontant tranquillement vers Christchurch par la suite. Les jours s’écoulent gentiment et nous offrent:

  • des couchers de soleil sur une côte sauvage balayée par les vents
  • des musées gratuits qui font remonter le temps et vivre le quotidien des grands explorateurs du siècle passé
  • une dégustation de bière artisanale dans un cadre original
  • notre premier fish and chips
  • notre premier marché avec nos premières fraises néo-zélandaises
  • une ambiance un peu magique à Nugget Point
  • une seconde tempête

Allez, une dernière pizza faite maison et il est temps de quitter cette île magnifique. Un nouveau continent nous attend, il va falloir se rappeler de nos quelques mots d’espagnol.

Ce voyage en Nouvelle-Zélande était incroyable de diversité et nous aura forcément charmé par ses randonnées splendides, mais aussi par la gentillesse des gens sur place. Côté accueil, on peut quand même difficilement faire mieux et ce pays nous aura offert de grandes vacances: pas de stress, douceur de vivre et chaussures de randonnée sorties presque tous les jours.

Marielle & Jérôme

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